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2 h 30 mn
Modéré
3.9 km
max. 242 m
min. 179 m
56 m
-56 m
Styles : DécouverteEn ville
Thématiques : CulturelPatrimoineHistorique

Point de départ

5 Rue Jeanne d'Arc
55000 Bar-le-Duc
Lat : 48.77645Lng : 5.16174

  Points d'intérêt

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CATURIGES ET LES ORIGINES DE LA VILLE

Hormis quelques vestiges celtes antérieurs, les témoignages d’une occupation du site de Bar-le-Duc datent
du Ier siècle de notre ère. Fondée sur la rive droite de la rivière Ornain, Caturiges n’est alors qu’un
relais de poste gallo-romain – une “statio” – sur la route de Reims à Toul, au coeur du territoire des Leuques. La voie prétorienne qui traverse Caturiges correspond au tracé de l’actuelle rue des Romains. Attestée dans les textes par la table de Peutinger, grande carte de géographie des itinéraires de l’Empire romain au IIe siècle, Caturiges tire sans doute son nom de la divinité gauloise de la guerre « Caturix ». Elle se développe sur un axe de passage au fond de la vallée de l’Ornain. Constituée d’une
maison de poste (mutatio), d’une hôtellerie (mansio) et de quelques maisons d’artisans et de commerces, l’agglomération s’installe autour d’une dérivation du Naveton. Les fouilles archéologiques menées dans ce quartier lors des grands chantiers du XIXe siècle (chemin de fer, canal) ont mis au jour de nombreux objets conservés depuis lors au Musée barrois : monnaies, statuettes, stèles funéraires...
Alors que Nasium - la plus grande cité gallo-romaine de la civilisation leuque -perd peu à peu de son importance, la petite bourgade s’étend vers l’amont et prend le nom de Barrivilla au Haut Moyen Âge. Au moment de sa christianisation, un premier sanctuaire, rattaché au diocèse de Toul, s’élève dans ce
faubourg. Après le passage dévastateur des Huns en 451, la ville mérovingienne croît et s’étend de part et d’autre de l’Ornain créant un nouveau quartier accolé à la colline de Bar : le Burgum Barri. En aval, le quartier de Couchot, coeur de l’ancienne Caturiges, tire son nom de sa situation à l’Ouest, au couchant de la ville actuelle.

55000 BAR LE DUC
- Office de Tourisme Sud Meuse -
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L'EGLISE NOTRE DAME

XI-XVIIIe siècles
Plus ancien édifi ce religieux de la ville, l’église Notre-Dame fut également sa seule église paroissiale jusqu’à la fi n du XVIIIe siècle. Remaniée à plusieurs reprises, elle était pourvue d’une fl èche incendiée par la foudre en 1619. Une nouvelle tour surmontée d’un dôme fut édifi ée à partir de 1728.
Fondé par la comtesse Sophie en 1088 à l’emplacement d’un premier sanctuaire dédié à la Vierge,
le prieuré Notre-Dame dépend alors de la riche abbaye de Saint-Mihiel. Une charte de l’évêque de Toul fi xe les relations entre les moines et les habitants. Le prieur est ainsi nommé curé de la paroisse, tandis qu’un vicaire assure le quotidien de la vie paroissiale. L’histoire de l’église est émaillée de nombreux confl its d’intérêts entre le prieuré et la ville. À la Révolution française, le bâtiment est transformé en temple de la Raison avant de retrouver sa vocation première en 1802.
Construite sur quatre siècles, l’église Notre-Dame cumule les styles architecturaux. Du premier
édifi ce roman ne restent qu’une travée du collatéral nord et les lourdes piles quadrangulaires qui
supportaient des tours clochers. La longue fl èche qui surmontait la tour sud fi t la célébrité de
l’édifi ce jusqu’à sa destruction par un incendie le 14 mars 1619. Sur le modèle de l’abbatiale de
Saint-Mihiel, le plan présente un double transept permettant un accès dégagé au choeur. Celui-ci
est bâti au XIIe siècle dans un style gothique aux infl uences champenoises indéniables. Le duc
Robert le Magnifi que fait reconstruire la nef en 1383 et plusieurs chapelles latérales complètent
l’ensemble aux siècles suivants. La tour porche située dans l’axe de la rue Bar-la-Ville remplace
un premier édicule bâti sous le duc Robert. Avec la façade occidentale, cet ensemble architectural,
conçu par le moine architecte Nicolas Pierson, introduit un vocabulaire ornemental classique
: pilastres, balustrades, dôme. Le haut-relief de l’Assomption de la Vierge, dû au ciseau du
sculpteur Louis Humbert, surmonte le porche d’entrée depuis 1751. À l’intérieur, plusieurs
oeuvres d’artistes locaux (Ligier Richier, Jean Crocq, Louis Yard) nous renseignent sur la richesse
artistique du duché.
Des bâtiments conventuels (cloître, jardins, lieux de vie des moines) organisés autour de l’église
ne subsiste qu’une partie transformée en hospices civils à partir de 1812. Un square remplace le
cimetière paroissial qui jouxtait l’église à l’Est

Rue Jeanne d'Arc 55000 BAR LE DUC
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LE PONT NOTRE-DAME

XIVe siècle
Passage obligé entre le quartier deBarriville et celui du Bourg, le pont Notre- Dame ou Grand Pont fut pendant longtemps le seul à franchir l’Ornain.Pivot entre deux quartiers, de nombreuses maisons surmontaient jusqu’au XVIIIe siècle ses cinq arches en pierre de taille. La statue qui orne sa chapelle a survécu aux bombardements dela Seconde Guerre Mondiale.
Primitivement construit en bois, la date de 1311 inscrite plus tard sur une des piles du pont nous renseigne sur le moment de sa construction. Comme dans toutes les villes d’alors,les habitations construites en encorbellement au-dessus de la rivière permettent d’augmenter la place disponible et créer une artère commerçante animée. Après le Siècle des Lumières, dans un souci d’hygiène, ces maisons sont petit à petit détruites. Les dernières ont disparu au cours du XXe siècle. Afin de faciliter la circulation, le tablier en dos d’âne est abaissé en 1883 puis élargi. Sur la pile centrale d’amont est bâtie une chapelle, dédiée à sainte Anne puis à la Vierge après 1645. Plusieurs fois reconstruite, toujours sur un plan hexagonal, elle était une étape pour les différentes processions dans la ville. Elle abrite une statue de la Vierge réalisée par François
Humbert au milieu du XVIIe siècle. Cette dernière provient d’une des portes des anciens remparts
de la ville. Les vitraux des années cinquante représentant sainte Anne et la Vierge à gauche
et saint Joachim à droite sont dû au maître verrier nancéen Benoît. Jusqu’à la construction du canal de la Marne au Rhin, l’Ornain est une rivière tumultueuse où la navigation ne peut se faire qu’en aval de la cité ducale. Les matières pondéreuses comme le bois qui arrivent des montagnes vosgiennes par flottage sont hissées sur des bateaux peu après le passage du pont, au niveau de la rue du Port. Afin de protéger sa structure des coups portés par les grumes, les piles du pont sont renforcées par des becs. Comme tous les autres, le pont Notre-Dame fut détruit en 1944, à l’exception de sa pile centrale.

rue Notre-Dame 55000 BAR LE DUC
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LE MONUMENT DES MICHAUX

XVIIIe et XIX e siècles-
A l’emplacement d’une ancienne fontaine, un monument élevé en 1894 par souscription publique honore la mémoire des Barisiens Pierre et Ernest Michaux, inventeurs et propagateurs du vélocipède à pédales. Ce monument marque également l’entrée du quartier du Bourg.
Un enfant joufflu représentant le génie du vélo, placé devant un vélocipède, vante l’invention de la pédale par les Michaux père et fils en 1861, permettant ainsi au cycle d’évoluer de la draisienne vers le vélocipède. Malgré l’inscription apocryphe, l’avènement du cyclomoteur au XXe siècle ne doit rien à ces Barisiens, anciens réparateurs de fiacre reconvertis dans le commerce de ce nouveau moyen de locomotion. Conçu par Édouard Houssin, l’ensemble sculpté en bronze fut fondu en 1942 et restitué peu après la Seconde Guerre Mondiale. Le monument commémoratif remplace une fontaine édifiée en 1756 pour pourvoir aux besoins de ce quartier. Venant des sources de Popey, l’eau sera néanmoins déclarée dangereuse à la consommation et interdite en 1781. Une pompe alimentée par un puits permit toutefois aux habitants de trouver de l’eau à cet emplacement jusqu’au XIXe siècle. Cet ensemble bâti dans un angle incurvé présente une structure classique associant pilastres ioniques, niche à coquille,
cartouche rocaille et fronton triangulaire. Ouvrant sur la rue du Bourg, le monument est construit à l’emplacement d’un ancien bastion qui protégeait une des trois entrées de ce quartier au Moyen Âge. Des fossés alimentés en eau par une dérivation du canal des Usines étaient franchis au moyen d’un pont-levis. La tour carrée qui le surmontait appartenait à l’enceinte fortifiée de la cité. Comme toutes les fortifications de la ville, ce complexe défensif disparut sur ordre de Louis XIV en 1670.

rue Maginot 55000 BAR LE DUC
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LA RUE DU BOURG

Tirant son nom du “Burgum Barri“, le quartier qu’elle traverse de part en part, la rue du Bourg est l’un des axes
urbains les plus anciens de la ville. Elle offre une grande diversité architecturale.Sur le chemin qui conduisait au château,elle présente des façades de la Renaissance qui ont inspiré de nombreux écrivains.
Le Bourg, fondé au Ve siècle sur la rive gauche de l’Ornain à l’intérieur de murailles, réunit à l’origine l’essentiel de la population et de l’activité économique de la cité ainsi qu’un hôtel- Dieu. Un premier château aurait été édifi é en son sein au Haut Moyen Âge. Le canal qui le dessert sur son fl an sud permet l’avènement d’un premier artisanat notamment textile. Bâtis en pierre de Savonnières dans la première moitié du XVIIe siècle, les hôtels particuliers des riches patriciens présentent de grandes similitudes de plan et d’élévation avec leurs homologues de la Ville haute. Plus tardifs, ils offrent un décor ornemental foisonnant, laissant apparaître un style que l’on a parfois qualifi é de baroque. La recherche d’un rythme par l’alternance de frontons triangulaires et curvilignes, la présence de colonnes engagées et le décor sculpté exubérant d’êtres hybrides, de rinceaux et de mascarons, confèrent à l’ensemble une grande richesse
ornementale. La maison des deux barbeaux au numéro 26 de la rue, ornée de sirènes sculptées
sortant de gaines de feuillages, fut immortalisée par l’écrivain André Theuriet.
Au XVIIIe siècle, les baies sont agrandies, cintrées et ornées de motifs rocaille. Au siècle suivant, les canons de l’architecture classique sont bien intégrés par les architectes dans les édifi ces officiels, tandis qu’à la fi n de ce siècle émerge une esthétique nouvelle – l’Art Nouveau – visible dans la construction en surplomb, appelée oriel, du numéro 59 de la rue.

rue du bourg 55000 BAR LE DUC
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LA PRÉFECTURE

Au cœur du quartier du Bourg, le site de la préfecture a concentré au fil des siècles des fonctions religieuses, hospitalières, politiques et administratives. Les bâtiments de la résidence officielle du préfet de la Meuse témoignent aujourd’hui de ce riche passé.
A proximité d’un premier château fort, une église dédiée à saint Denis est fondée au Haut Moyen Âge. Elle fut pendant longtemps le seul établissement religieux de la rive gauche, avant sa destruction au début du XIXe siècle. Les bénédictins du prieuré de Notre-Dame créent au XIIe siècle, en lieu et place du château, une Maison-Dieu destinée à prodiguer les soins aux malades et l’assistance aux plus démunis. En 1382, le duc Robert le Magnifique confi e à l’ordre hospitalier monastique des Antonistes le soin d’administrer cette institution. Une partie des bâtiments conventuels reconstruits au XVIIIe siècle constitue le noyau de l’actuelle préfecture. Un escalier, une rampe en fer forgé, des niches sculptées et le jardin datent de cette époque. La façade néo-classique construite sur la rue du Bourg par l’architecte départemental
Dubois en 1821, annonce de façon ostentatoire la nouvelle vocation officielle de ce bâtiment de la République.
Ce n’est qu’en 1906 qu’est édifiée par l’architecte départemental Royer la façade s’ouvrant sur la place Reggio. Cette construction, permise par la démolition de l’ancienne mairie en 1867 mais retardée par la guerre de 1870, s’inscrit dans le courant historiciste du XIXe siècle. Les hauts toits munis de cheminées monumentales, les lucarnes ornées de frontons et les larges ouvertures à meneaux, évoquant par leur forme la croix de Lorraine, inscrivent cette nouvelle aile dans la lignée des constructions néo-Renaissance traditionnellement réservées aux hôtels de ville. De cette même époque date l’aile ouvrant sur la rue du Bourg qui abrita jusqu’en 1968 les Archives départementales.

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LA PLACE DE LA COURONNE

Le nom de cette place proviendrait d’une auberge installée ici au XVIIe siècle. Dénommée place de la Liberté pendant la Révolution, un marché y est alors organisé une fois par semaine. Aujourd’hui encore, la porte de la Couronne, plusieurs fois remaniée, signale symboliquement l’entrée dans la partie la plus ancienne de la cité.
Constituant un des trois accès du quartier fortifié du Bourg, la porte de la Couronne était parfois désignée sous le vocable de « Tête-fendue » en raison de la présence contiguë de la maison du bourreau au Moyen Âge. On la trouve également mentionnée sous le nom de « Notre-Dame ».
En effet Louis XI, qui occupe la ville à la fin du XVe siècle, fait installer des statues de la Vierge sur les portes de la cité. C’est également ce souverain français qui renforce la protection de cette entrée par la construction de quatre échauguettes. Au XVIIIe siècle, la porte médiévale est détruite peu après les murailles pour laisser place à un ouvrage plus ouvert sur l’extérieur.
L’ensemble sculpté des pilastres et des pots à feu est dû à l’artiste barisien Louis Humbert.
Point de jonction entre villes haute et basse, ce lieu reçut l’unique presbytère de la ville ainsi que la première école de la cité. Cette dernière était installée dans la maison à pans de bois et encorbellement construite au XVe siècle à l’angle de la place et de la rue Gilles de Trèves. L’édification du collège voisin en 1574 fait perdre à cette habitation sa vocation première. L’école de garçons Paulin-Gillon, construite en 1902 à proximité de la porte, a perpétué cette tradition enseignante au XXe siècle.
À l’Est, la place ouvre sur la rue éponyme, longtemps appelée la rue des Juifs. Cette ancienne appellation atteste de l’importance de la communauté juive vivant à Bar-le-Duc au Moyen Âge, alors protégée par les ducs de Bar.

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LE COLLÈGE GILLES DE TRÈVES

Construit par le doyen de la collégiale Saint-Maxe pour instruire les jeunes du Barrois, l’architecture du
bâtiment est typique du style lorrain du XVIe siècle influencé par l’art et les techniques de la Renaissance. Organisé autour d’une cour délimitée par une galerie, il se caractérise par son volume simple, sa toiture discrète mais haute, la régularité des ouvertures sur de hautes façades ornées dont les principales richesses sont dissimulées dans la cour.
Afin d’offrir un enseignement de qualité aux jeunes du Barrois et de lutter contre les effets de la Réforme protestante, Gilles de Trèves décide de financer la construction d’un collège, à mi pente entre la Ville haute et le Bourg. Le bâtiment est achevé en 1574 mais il n’est ouvert aux écoliers qu’après le décès de son fondateur en 1582. Les Jésuites dirigent l’établissement de 1617 à 1762, date de la dissolution de leur ordre par le Parlement de Paris. Lycée puis école de jeunes filles au XIXe siècle, l’édifice est un lieu d’enseignement jusqu’en 2002.
Bel exemple d’architecture civile de la Renaissance, décrit comme « la plus belle maison de ville qui soit en France » par Montaigne de passage en 1580, les bâtiments s’organisent autour d’une cour intérieure bordée de galeries. Celles-ci sont surmontées de balcons aux curieuses balustrades entrelacées. La toiture est pourvue de fenêtres jumelées aux frontons triangulaires et d’un élégant clocheton. La façade sur rue était à l’origine la plus ornée mais, en très mauvais état, elle fut détruite en 1831. Du mobilier d’origine, il ne reste malheureusement que deux taques de cheminées. Sous la voûte du porche la devise du fondateur rappelle : « que cette demeure reste debout jusqu’à ce que la fourmi ait bu les flots de la mer et que la tortue ait fait le tour de la terre ».

Rue Gilles de Trèves 55000 BAR LE DUC
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LE CHÂTEAU DES DUCS DE BAR

XV et XVI e siècles
Soucieux de protéger ses terres, Frédéric, duc de Haute Lorraine, décide vers la fin du Xe siècle de
construire un château fort sur un éperon rocheux dominant la vallée de l’Ornain. Ce site idéal, entouré par deux ravins et prolongé par un plateau, n’accueille guère, dans un premier temps, que quelques habitations et une chapelle. Maintes fois remanié, agrandi et renforcé, le château est détruit dans sa quasi-totalité au XVIIe siècle.
Au XIIIe siècle, préférant pour capitale Bar-le-Duc à Mousson, les comtes de Bar réalisent des travaux. L’extrémité de l’éperon est alors entourée d’une double enceinte afin de protéger logis, communs, collégiale Saint-Maxe et bâtiments canoniaux. Véritable petite ville, la place forte doit pouvoir se suffire à elle-même en cas de siège. Elle abrite une garnison, du personnel domestique, des ateliers de fabrication d’armes, et possède ses propres réserves d’eau et de nourriture.
D’architecture sévère, le château devient au XVe siècle un véritable palais richement meublé et décoré. René II (1473-1508) contribue beaucoup à son embellissement. La Grande Galerie, salle de réception monumentale et solennelle, est construite sur le flanc nord-est. Le Baile, première ligne de défense du château, devient un jardin d’agrément, probablement d’inspiration italienne comme le veut alors la mode.
Dès le XVIIe siècle, les ducs de Bar et de Lorraine délaissent Bar-le-Duc. Le château, mal entretenu, se dégrade. En 1649, un incendie le ravage. Après plusieurs occupations françaises et pour punir la politique anti-française du duc Charles IV, Louis XIV ordonne son démantèlement en 1670.
Du château ducal, il ne reste que l’ancienne Cour des Comptes, organe principal de l’administration du duché. À proximité de la «Belle Porte», René II fit construire un bâtiment voûté en pierre pour abriter le Trésor des Chartes. Le duc Antoine (1508-1544) y ajouta une salle d’audience en 1523, complétée sous Charles III (1545-1608) par un logis comprenant un corps central et deux ailes en retour.

esplanade du château 55000 BAR LE DUC
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LES FORTIFICATIONS

Vestiges -
Aux confins du royaume de France et de l’Empire, place forte et capitale d’une province restée longtemps indépendante, la cité ducale est protégée par plusieurs enceintes dans la vallée et sur le promontoire : chaque quartier possède sa propre muraille. Pas moins de quatre niveaux de protection mettent ainsi les habitants à l’abri du danger.
Le château est gardé par une double muraille épousant parfaitement les contours du relief. Quatre grosses tours reliées entre elles par des courtines ferment les angles. Face à la vallée, l’enceinte nord-est sert d’appui aux bâtiments seigneuriaux. À l’opposé, au-dessus du vallon de Véel, l’enceinte dédoublée crée un espace intermédiaire d’accès au château dénommé Baile. Ce lieu sert de place d’armes et de basse-cour au château. Du côté de la ville haute, afin de protéger l’accès le plus aisé de la forteresse, l’éperon rocheux est barré de quatre tours rondes dont celle de l’Horloge constitue aujourd’hui un des derniers témoins.
L’enceinte de la ville haute est distincte de celles du château. Le lien entre les deux se fait par une porte fortifiée équipée d’un pont-levis au dessus d’un fossé sec. Trois autres portes solidement défendues contrôlent l’accès au quartier : la Porte-aux-Bois, massive avec son pont-levis, sur la route de France venant de Saint-Dizier ; la porte Phulpin à proximité du château ; ouvrant sur la vallée, la rue de l’Armurier, était défendue par une triple porte fortifiée. De cette enceinte urbaine, quelques vestiges sont toujours visibles à l’instar de la tour Heyblot, rue du Rossignol.
Depuis le traité de Bruges (1301), le comte de Bar est vassal du roi de France. Pourtant, à partir de 1624, le duc Charles IV (1624-1675) mène une politique d’indépendance résolument anti-française, obligeant le roi à intervenir militairement. À plusieurs reprises, la ville est occupée. En 1670, Louis XIV ordonne le démantèlement des fortifications de la ville, écartant ainsi toute nouvelle menace.

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LA TOUR DE L'HORLOGE

Vestige des anciennes fortifications, elle doit son nom au « gros horloge » installé en 1381 par le duc Robert pour les gens du château. Elle tient dès lors une place considérable dans la ville, alertant les Barisiens d’une attaque ennemie ou d’un incendie, sonnant le couvre-feu, l’ouverture du marché, ou accompagnant les cérémonies.
Chère au cœur des Barisiens, rythmant leur vie quotidienne, la tour est visible depuis tous les quartiers de la ville. Trois cadrans sont successivement installés de chaque côté : le premier en 1381, le deuxième en 1608 destiné aux habitants de la ville basse et le dernier en 1752 pour ceux de la ville haute. Le cadran actuel orienté vers la ville basse est restauré en 1994 selon la facture d’origine. La tour échappe au démantèlement de 1670 du fait de son utilité, mais elle est fortement mutilée en son flanc lors de la destruction des murailles. Elle perd alors son aspect circulaire ainsi que son cadran orienté vers le château. Seuls ses soubassements remontent au XIIe ou au début du XIIIe siècle. L’édifice avait déjà subi des modifications dans sa partie supérieure après les incendies de 1500 et de 1639. Sa toiture est à nouveau restaurée après un sinistre survenu en 1940.
À ses pieds, descendent vers la ville basse, les quatre-vingts degrés, escalier restauré en 1713 à la demande de Jacques Stuart, « Chevalier de Saint-Georges » alors hôte du duc de Bar.
Cet escalier est scindé en deux lors de l’aménagement de l’avenue du Château au XIXe siècle.

Place de la Tour 55000 BAR LE DUC
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LA PLACE DE LA FONTAINE

La fontaine tient une place importante dans la vie quotidienne de l’Ancien Régime. Elle fournit de l’eau potable aux habitants de la ville haute et au château depuis 1465. Le monument de style baroque visible aujourd’hui date de 1757. Elle est aussi un lieu de sociabilité populaire : les jours de fêtes, dit-on, le pineau de Bar y coulait abondamment. La rue de l’Armurier qui aboutit sur cette place constitue un des trois accès à la ville haute.
Il a toujours été difficile pour les habitants du quartier de se procurer de l’eau potable. Ceux-ci s’approvisionnent d’abord grâce aux citernes recueillant l’eau de pluie et par de très rares puits. Alors que le quartier est en plein essor, René Ier (1420-1480) souhaite l’équiper d’une fontaine. Les recherches entreprises près de l’ancienne Porte aux Bois permettent de découvrir
et de canaliser une source dès 1465. De nombreux obstacles sont alors surmontés pour aménager un réseau de conduite d’eau souterrain. Les conduites, en bois jusqu’en 1828, sont ensuite fabriquées en fer fondu. L’édifice actuel et son dauphin en bronze remplacent en 1757 un petit édicule surmonté d’une croix. La plaque en marbre conserve le souvenir de sa création par René Ier.
Grâce à ce monument, la place sur laquelle débouchent pas moins de quatre artères devient un lieu de vie et de sociabilité important du quartier. Autrefois, la ville comptait six fontaines, dont cinq en ville basse. Ces dernières furent détruites par la municipalité en 1781 à cause d’infiltrations provenant du traitement du chanvre à Resson

Place de la fontaine 55000 BAR LE DUC
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LA VILLE HAUTE

Se développant autour du château des comtes puis ducs de Bar, la ville haute offre un des plus beaux ensembles Renaissance de France. Très tôt, les princes de Bar
octroient des privilèges importants à ce quartier afin d’attirer et de maintenir une population aristocratique à proximité du château. Ces notables, laïcs ou ecclésiastiques, participent à la gestion des
affaires du Barrois. La ville haute,
appelée aussi la Halle, devient ainsi le centre politique, économique et judiciaire de la ville.
Pour protéger ce quartier et en vue de son développement, le comte Henri II (1214-1239) décide de fortifier « la montagne de Bar », cet éperon rocheux (alt. 239 m) qui domine la vallée de l’Ornain. Il y transfère les activités marchandes de la cité. Mais c’est à partir du XVe siècle que la ville haute connaît ses plus grandes transformations : même si le souverain n’y réside plus régulièrement, ses visites, entourées d’une brillante cour, notamment composée d’artistes, sont l’occasion d’embellissements au château et dans le quartier.
Relativement épargnée par les guerres de religion du XVIe siècle, Bar-le-Duc connaît une véritable prospérité économique jusque vers 1630. C’est le « beau XVIe siècle », marqué par la multiplication des constructions en pierre de taille. Le bois, le torchis et les encorbellements disparaissent et laissent la place à des façades d’aspect plutôt sobre, caractéristique du style lorrain, et marquées par l’influence de la Renaissance italienne. Avec les remparts et le château,le quartier conserve son caractère médiéval jusqu’en 1670, date de leurs destructions.
Privé de la présence des ducs qui préfèrent résider à Nancy, le quartier décline peu à peu au profit de la ville basse, où se développent le commerce et la bourgeoisie à partir du XVIIIe siècle. Avec la Révolution, l’ensemble des activités administratives et économiques migre dans la vallée. Paradoxalement, c’est à ce déclin que nous devons d’avoir gardé presque intact cet héritage architectural

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L'ÎLOT DE LA HALLE

XIIIe- XIXe siècle
Lieu d’échanges, de stockage et de production, bénéficiant de nombreux privilèges, la halle est édifiée sous le règne du comte Thiébault II (1239-1291) pour canaliser les flux commerciaux de la ville. Au XVIe siècle, le duc réglemente les constructions afin d’harmoniser le bâti, jusqu’alors hétéroclite. Des constructions en pierre viennent entourer la halle, composée de galeries à arcades s’ouvrant sur une cour centrale. La morphologie actuelle de l’îlot n’a guère changé depuis le début du XIXe siècle, suite à un incendie qui a ravagé les galeries et les constructions situées du côté de la rue des Ducs de Bar.
La fonction économique et commerciale de la halle se double rapidement d’une fonction judiciaire. Le rôle de la halle devient si important, qu’elle finit par donner son nom à toute la ville haute. Une belle demeure de style baroque, probablement la maison du portier de la halle, témoigne aujourd’hui de l’importance qu’a eu cet endroit. L’îlot se composait de la halle, de l’ancienne halle des bouchers, des boutiques et des habitations, mais aussi de l’auditoire ou palais de justice, d’une potence pour l’exécution des peines capitales, d’un beffroi, du four banal appartenant au seigneur où les habitants avaient obligation de venir cuire leur pain.
La pierre remplace progressivement le bois dès 1542 lorsque le duc Antoine autorise les commerçants à bâtir autour de la halle. La cour centrale, pavée, est délimitée par une série de galeries à arcades. L’îlot est profondément transformé à la suite d’un violent incendie en 1788. La halle se compose désormais d’une seule galerie dans la partie est. En 1817, l’ensemble connaît encore des modifications, notamment l’obstruction des arcades donnant place Saint-Pierre, dont les traces sont encore visibles. Coeur économique de la cité, la halle voit son monopole économique contesté au fur et à mesure du développement de la ville basse. En 1821, elle perd définitivement sa vocation commerciale et connaît alors plusieurs affectations avant d’être vendue en lots à des particuliers au début du XXe siècle.

place de la Halle 55000 BAR LE DUC
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LA RUE DES DUCS DE BAR

Ancienne « Grande Rue »
Artère principale de la Ville haute, au débouché de la «route de France» venant de Paris, la
rue des Ducs de Bar est la rue aristocratique par excellence. Reflet de la richesse et de la grandeur du Barrois, les membres de l’élite y font construire leur demeure dès le XVIe siècle. La Grande Rue devient rue des Ducs de Bar en 1857 en l’honneur des souverains qui contribuèrent à son embellissement.
Nobles et hauts fonctionnaires du duché se regroupent au sein de ce quartier privilégié, à proximité du château. Dès le XVIe siècle, les constructions adoptent petit à petit les techniques et les décors de la Renaissance malgré quelques survivances gothiques. Participant aux guerres d’Italie aux côtés du roi de France, les ducs de Bar rapportent de leurs campagnes le goût de la Renaissance. Il est probable qu’ils se soient inspirés de l’urbanisme italien naissant et aient tenté de l’appliquer à Bar-le-Duc.
Construites en pierre calcaire au grain fin provenant de la carrière de Savonnières-en-Perthois, les demeures de la rue des Ducs de Bar présentent un ensemble homogène. Cette unité de style est accentuée par la régularité des alignements des façades et des ouvertures. Les hôtels particuliers s’organisent sur trois niveaux dont le dernier plus petit forme un attique éclairé par de petites fenêtres souvent jumelées. Un bandeau mouluré ou sculpté souligne la séparation des étages. À l’instar de leur souverain, les notables parent leurs habitations de riches ornements architecturaux - frontons, pilastres ou frises - à la mode antique. Dans le détail, ces demeures sont toutes uniques, par leurs décors plus ou moins riches, abondants ou originaux.

rue des ducs 55000 BAR LE DUC
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PRESSOIR SEIGNEURIAL

Le pressoir seigneurial de Combles-en-Barrois fut acquis en 1970 par l’Office de Tourisme de Bar-le-Duc et installé en 1977 rue des Ducs. Il constitue, avec le pressoir abbatial de Beaulieu-en-Argonne, un témoin essentiel d’une riche tradition viticole dans la Meuse.
Jusqu’à l’arrivée du phylloxéra au XIXe siècle, la Lorraine est une région viticole importante et des pressoirs sont présents sur tout le territoire. S’il n’est pas indispensable à la production du vin, le pressoir facilite le pressurage et permet de traiter de grandes quantités de raisin en évitant les pertes.
Les pressoirs à arbre du type de celui de Combles-en-Barrois sont des instruments performants, mais très coûteux. Propriétés des seigneurs et abbayes, ils sont mis à disposition des vignerons. Ils sont construits en chêne hormis la vis, qui est en bois à grain fin (charme, orme, cormier). Les pièces métalliques présentes ne sont en général que des éléments de renfort placés à la suite d’une cassure ou d’une fissure.
Le pressoir est composé d’un arbre mobile (1), le plus souvent résultat d’un assemblage de poutres ceinturées par des poupées (2), supporté par deux portiques, les jumelles (3) et fausses jumelles (4). Cet arbre muni d’un contrepoids est actionné à l’aide de la vis située à son extrémité (5).
Le pain est tout d’abord constitué : le raisin est étalé en plusieurs lits sur la maie (6), chaque lit étant recouvert de paille. Le pain est recouvert de nattes puis de madriers. L’arbre est relevé afin de dégager l’aiguille (7). Ainsi libéré de ses supports, l’arbre pèse sur le pain. La manœuvre de la vis placée à son extrémité accentue la pression : le jus de raisin s’écoule dans une cuve de pierre munie d’un panier à claire-voie en osier destiné à retenir les parties ligneuses des grappes. Après douze à vingt heures de pressurage, selon la maturité du raisin, l’effort de presse est augmenté en glissant une ou deux traverses dans les mortaises (8) des jumelles. Une fois l’arbre relevé, l’aiguille est replacée et le pain enlevé. Ce dernier peut être distillé pour obtenir le marc.
En une seule cuvée sont ainsi pressés entre 4 400 et 5 500 litres de vin. Ce fort rendement compense le coût élevé d’un pressoir à arbre, qui nécessite de grandes pièces de bois et cinq ou six hommes pour le manœuvrer.
Si un pressoir communal est mentionné à Combles-en-Barrois dès le XVe siècle, ce pressoir ne semble cependant pas antérieur au XVIIe siècle. Mais en l’absence d’inscription et de décor, seule une étude d'endrochronologique en donnerait une datation fiable.

75 Rue des Ducs de Bar 55000 BAR LE DUC
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L'HÔTEL DU DÉPARTEMENT

Ancienne École normale d’institutrices, cet imposant bâtiment est construit en dehors de la ville ancienne à la fin du XIXe siècle. Il accueille depuis 1991 l’hôtel du département après sa requalification par l’architecte Dominique Perrault.
Situé au-delà des anciennes murailles et de la Porte-aux-Bois permettant l’entrée dans la ville haute lorsqu’on venait de Saint-Dizier et du royaume de France, le pâquis – ou pâturage – est un lieu de promenade des habitants du quartier qui viennent chercher l’ombrage des arbres multicentenaires qui le composent.
En 1883 débute à cet emplacement la construction par l’architecte barisien Micault d’un édifice destiné à accueillir l’École normale d’institutrices. Son architecture d’inspiration classique se compose d’un long bâtiment cantonné de quatre pavillons constituant ainsi un plan en H. La pierre de Savonnières contraste avec les hauts toits d’ardoise percés de lucarnes à frontons curvilignes. Seule la travée centrale de la façade qui reçoit une ornementation spécifique rompt la régularité et la sobriété des ouvertures. De part et d’autre du corps central se trouvaient à l’origine une cour et un jardin.
Transformé en hôpital militaire pendant la Première Guerre mondiale, le bâtiment accueille de 1940 à 1944 une prison allemande où sont enfermés les prisonniers résistants du département. Après la construction d’une École normale mixte en 1963 sur les hauteurs de Pilviteuil, il sert d’école annexe jusqu’à sa fermeture en 1988.
Dans un contexte politique de décentralisation des missions de l’État, les locaux dévolus au Conseil général à la préfecture deviennent exigus. L’architecte Dominique Perrault, plus tard auteur du site François Mitterrand de la Bibliothèque Nationale de France à Paris, est chargé d’adapter l’ancienne école en un lieu fonctionnel et moderne pouvant recevoir la diversité des services départementaux.
Un large parvis ouvre sur l’espace public et le rez-de-chaussée est traité en transparence afin d’alléger la lourde façade du XIXe siècle. À l’arrière est créé un bâtiment moderne à l’intention des élus.
Façade et toiture ne forment qu’un seul ensemble vitré d’un édifice aux formes circulaires. Entre les deux, au-dessus d’une pièce d’eau jouant un rôle de miroir, une passerelle relie symboliquement les deux parties de l’hôtel, l’ancien et le contemporain, le législatif et l’exécutif.

Place Pierre-François Gossin 55000 BAR LE DUC
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L'HÔTEL DE SALM

Fermant la perspective de la rue des Ducs-de- Bar, l’Hôtel de Salm se distingue des autres demeures du quartier par son architecture classique dans laquelle la régularité des travées, sa hauteur et sa balustrade amplifient le caractère ostentatoire de cette résidence aristocratique. Comme l’indique une inscription sur le portail de la cour, l’hôtel est construit en 1716 sur les vestiges d’une ancienne demeure bâtie par la famille de Salm dont il a gardé le nom. Ce premier édifice est détruit au début du XVIIIe siècle avec la Porte-aux-Bois mitoyenne qui marquait l’entrée de la ville au niveau des anciennes fortifications. Occupé par la famille de La Morre à partir de 1740, on peut supposer que cette famille est à l’origine de la construction du bâtiment aujourd’hui conservé. Dans la lignée des hôtels des siècles précédents, celui-ci est bâti en pierre de Savonnières sur trois niveaux dont un d’attique. Il s’en distingue cependant par sa large façade ouvrant sur la rue.
L’effet d’horizontalité est renforcé par deux bandeaux saillants et une balustrade installée en
bordure du toit dans un but ornemental. Par contraste, les vases de fleurs et les pots à feu sculptés
sur cette balustrade confèrent à l’élévation un caractère élancé. Comme dans toute façade classique, le traitement différencié des entrées est révélateur de leur hiérarchie : la porte d’entrée, située au centre de la façade, en haut de quelques marches et surmontée d’un balcon s’oppose à la porte charretière placée sur le côté. De la distribution d’origine des pièces en enfilade ne subsiste aujourd’hui qu’un vestibule ouvrant
sur un escalier de pierre à trois volées, reposant sur deux colonnes et un pilier ornés de guirlandes
de vignes. Ce vestibule comportait un sol de pierres blanches ornées de cabochons d’ardoise.
Quelques boiseries et peintures murales nous sont également parvenues. À l’arrière, une cour,
des remises et un jardin occupaient la parcelle qui s’étendait jusqu’à la côte de Polval.
La famille de La Morre dont plusieurs générations occupèrent la charge de président de la
Chambre des Comptes du duché choisit de quitter le pays à la Révolution. Les biens meubles
et immeubles sont alors vendus aux enchères. L’hôtel connaîtra aux siècles suivants plusieurs
propriétaires successifs dont un pensionnat de jeunes filles au XIXe siècle. L’ensemble fut restauré
au début du XXIe siècle et séparé en plusieurs logements.

rue du Tribel 55000 BAR LE DUC
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L'HÔTEL DE FLORAINVILLE

Construit pendant la Renaissance pour la famille de Florainville, proche des ducs de Bar, cet édifice domine la place Saint-Pierre par la richesse de son ornementation. Elle fut complétée au XVIIIe siècle Lorsque l’hôteldevient le siège de la municipalité.
La première mention écrite de ce bâtiment remonte à 1628. Il est alors occupé par la famille de Florainville, originaire de Luxembourg qui le tient en fief des ducs de Bar. Au XVIIe siècle, il est également dénommé Hôtel de Meuse en raison du baron de Meuse, son propriétaire. Devenu en 1752 propriété de la Ville de Bar-le-Duc, il accueille l’Hôtel de Ville jusqu’en 1794 avant son installation en ville basse à proximité de la préfecture actuelle. C’est donc ici qu’est reçue par les édiles, le 10 mai 1770, la princesse Marie-Antoinette d’Autriche, en route vers Compiègne où elle épousera le futur roi Louis XVI. Après avoir hébergé une compagnie militaire de réserve de 1805 à 1814, l’hôtel devient le siège du musée municipal lorsque celui- ci est fondé par l’architecte Théodore Oudet et le maire Paulin Gillon en 1841. Depuis 1949,
il accueille le Tribunal de Grande Instance puis la cour d’assise. On peut dater sa construction des années 1560-1580. Comme les autres hôtels de la place, il est construit en pierre de Savonnières et comporte trois niveaux dont un étage d’attique ouvert par des lucarnes cintrées. Il s’en distingue néanmoins par son haut toit en pavillon d’ardoises. De la Renaissance sont toujours visibles les fenêtres à meneaux du rez-de-chaussée, les bandeaux moulurés rythmant la façade horizontalement et les pilastres d’ordre dorique qui soulignent la verticalité de l’élévation. La transformation de cette résidence privée en un édifice public au XVIIIe siècle conduit à la mise en place d’un perron devant la porte d’entrée, l’agrandissement des baies du premier étage et la création de deux balcons sur consoles ornés de garde-corps en fer forgé attribués à Jean
Lamour, l’auteur des grilles de la place Stanislas de Nancy. Ces grilles comportaient à l’origine
des lys de France et des barbeaux. Les armes de la famille de Florainville qui ornaient la façade
ont été remplacées par celles du royaume de France et celles du duché de Bar surmontées de la
devise latine « les hauts faits résonnent »

place saint-Pierre 55000 BAR LE DUC
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LA PLACE SAINT-PIERRE

XVIe - XVIIe siècles
A l'époque médiévale se déroulent à cet emplacement foires, marchés, réunions et fêtes. Cet
espace se réduit peu à peu par l’élévation des constructions. Dans sa configuration actuelle, la place existe depuis la Renaissance,bordée par l’îlot de la halle et par les hôtels de l’ancienne noblesse de la ville.
La place tient sa dénomination de l’ancienne appellation de l’église Saint-Étienne, autrefois collégiale Saint-Pierre. À la fois vaste et dégagée, elle constitue le coeur de la cité.
Sa forme allongée permet le déroulement de nombreuses manifestations comme les tournois. Des réjouissances sont également organisées à l’occasion de cérémonies familiales ou de visites des plus grands personnages, comme en 1559 lors de la venue du roi de France François II, de son épouse Marie Stuart et de la reine mère Catherine de Médicis. Ces fêtes qui associent l’ensemble de la population se déroulent sur plusieurs jours. La place est bordée d’un côté par l’hôtel de Florainville, transformé au XVIIIe siècle en hôtel de ville, et par l’îlot de la halle dont on aperçoit aujourd’hui les traces des anciennes arcades. De l’autre côté, l’ancien couvent des Carmes et les demeures des patriciens de style Renaissance ferment l’ensemble. Ces maisons, érigées essentiellement aux XVIe et XVIIe siècles en remplacement des constructions médiévales voient leurs ouvertures modifiées au XVIIIe siècle dans un souci de plus grand confort. Seule une maison, située au n° 25, à pans de bois et à encorbellements, témoigne de l’architecture barisienne d’avant 1500.

Place Saint-Pierre 55000 BAR LE DUC
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LA RUE DES GRANGETTES

La rue suit le tracé est de l’ancienne enceinte. Sur ce côté, les façades sont construites sur les substructions des murailles. La dénomination remonte certainement à celle du lieu-dit
« Les Grangettes » mentionné au XVe siècle et que la rue devait desservir.
Cette rue était bordée de petites granges qui servaient de dépendances aux hôtels particuliers de la place Saint-Pierre. Au n° 28 sont visibles les restes d’une tour massive appartenant au système défensif de la ville. Mais c’est à la fin du XVIIIe siècle que cette rue acquiert une importance nouvelle pour la cité : en 1765, un atelier de filage et de tissage s’y installe sous la direction des Soeurs de la Charité chrétienne afin de donner de l’ouvrage et un enseignement aux jeunes filles de la cité. Bien qu’aujourd’hui les traces de cet atelier soient totalement invisibles, il fut à l’origine des premières manufactures textiles de la ville, activité très prospère au XIXe siècle..
La rue Chavée est bordée de maisons du début du XVIe siècle dont les façades sont typiques du style lorrain. Autrefois cette rue servait d’entrée à l’îlot de la halle. Chavée viendrait du vieux français « chemin creux ». À l’angle de ces deux rues se trouve l’ancien hôtel de Jean Preudhomme (1527), conseiller à la Chambre des Comptes puis receveur général du Barrois. À la différence d’autres
demeures influencées par la Renaissance, celle-ci conserve undécor gothique avec ses deux dais sculptés.

rue des grangettes 55000 BAR LE DUC
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LE CANAL DES USINES

VIe siècle-
Plus ancienne dérivation de l’Ornain, le canal des Usines joue, avec le canal de la Marne au Rhin, un rôle structurant dans le tissu urbain contemporain. Traversant de part en part le territoire communal, il apportait à son origine l’eau nécessaire à la défense du Bourg et au développement d’une activité artisanale.
La construction du canal des Usines au VIe siècle, outre la régulation du débit de l’Ornain, avait pour principale fonction d’alimenter en eau les fossés et d’assurer l’indépendance du nouveau quartier du Bourg, construit sur la rive gauche de l’Ornain. Débutant son cours en amont de Savonnières-devant-Bar, il rejoint l’Ornain à la sortie de Bar-le-Duc après avoir franchi plusieurs ponts et passerelles.
Ces lieux de passage entre les deux rives, publics ou privés, participent à l’intégration du canal dans son tissu environnant, témoignant ainsi de son existence ancienne.
Propriété des souverains de Bar, le canal fera l’objet au XIXe siècle de multiples contestations de la part des riverains concernant sa propriété et donc son entretien. Ce cours d’eau recevra des noms divers selon les époques : « canal dérivé de l’Ornain », « canal de la rivière de Bar », « canal des moulins », etc.
L’ancienne dénomination des rues adjacentes témoigne des activités pratiquées sur ses rives : rue des Tanneurs, des Foulans, des Étuves. Plusieurs moulins furent édifiés par les souverains de Bar puis par des propriétaires privés. À côté des moulins à grains ou à fouler le drap, on trouve une poudrerie, une taillanderie, une coutellerie puis, au XIXe siècle, des brasseries, des filatures et des teintureries assurant à la ville une relative prospérité économique. Les habitants avaient également accès au canal comme le montrent les différents lavoirs utilisés jusqu’à une date
relativement récente.

55000 BAR LE DUC
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L'HÔTEL DE VILLE ET SON PARC

Bâti à l’extérieur de la ville en 1803, l’actuel Hôtel-de-Ville est dû à la volonté du maréchal Charles-
Nicolas Oudinot de posséder dans sa ville natale une habitation digne de sa position d’officier militaire. Construit entre cour et jardin selon les canons esthétique de l’époque, il fut acquis par la municipalité en 1868 afin d’y installer sa maison commune et offrir aux barisiens un parc verdoyant au coeur de la cité.
La façade sur rue se compose d’un sobre corps de logis central avec deux ailes en retour précédés de deux bâtiments de service plus bas. Sur le jardin, la façade est agrémentée d’un ressaut central supportant un fronton triangulaire. Trois oculi et un large balcon animent cette partie. Détruit par un incendie en 1813, l’hôtel est reconstruit à l’identique peu après.
Le maréchal Oudinot y reçut l’empereur Napoléon à plusieurs reprises qui préférait la résidence de son ami au bâtiment officiel de la préfecture. Le duc de Berry, neveu du roi Louis XVIII y sera également reçu en 1814. Néanmoins Oudinot délaisse quelque peu cette habitation au profit de sa demeure parisienne et du domaine de l’ancienne abbaye de Jean d’Heurs, acquis en en 1808.
Tout comme dans cette résidence campagnarde, Oudinot accorde une place importante au parc qu’il fait dessiner selon la mode anglaise de l’époque. Des petites constructions, appelées fabriques, agrémentent cet ensemble par ailleurs traversé par le canal des Usines. Son ouverture au public après 1868 nécessite la réalisation de quelques aménagements comme le comblement de la pièce d’eau centrale devant la façade de l’hôtel ou la construction d’un Kiosque à musique en 1887 afin d’accueillir les concerts qui y sont organisés. En 1891, des grilles et une porte monumentale aux couleurs et symboles de la République sont édifiées devant la rue du château.

rue Lapique 55000 BAR LE DUC
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L'EGLISE SAINT ANTOINE

XIVe siècle-
Fondé par le duc Robert le Magnifique dans le nouveau quartier qu’il vient de créer à l’est du Bourg sur le “Pré-Dieu”, le couvent des Augustins recevra de riches dotations lui permettant d’agrandir et d’embellir son église à plusieurs reprises. Après la Révolution et la disparition du couvent, l’église devient le siège de la paroisse Saint-Antoine.
En 1371, le duc Robert fait appel aux ermites de Saint Augustin, déjà présents dans le diocèse, pour occuper le couvent qu’il vient de fonder dans ce quartier créé ex-nihilo sur un terrain marécageux. L’édifice est construit de 1372 à 1376 et se compose d’une nef unique voûtée d’ogives et d’un choeur pentagonal supportés à l’extérieur par des contreforts. De belles peintures murales, représentant notamment les saints patrons du duc et de son épouse Marie de France, petite fille de saint Louis, ont été mises au jour au cours des XIXe et XXe siècles. Le clocher autrefois construit au milieu de la nef est reporté au XIXe siècle à son extrémité sud. De part et d’autre de l’église se trouvaient le cloître, à l’Est, et le cimetière des moines, à l’Ouest.
Très vite après sa fondation, un grand nombre d’habitants du Bourg et de la Neuve-ville adoptent ce nouveau lieu de culte et abandonnent l’église paroissiale Notre-Dame située à l’extérieur des remparts. Dès le début du XVe siècle, la nef doit être agrandie de trois travées, enjambant ainsi le canal des Usines et ouvrant sur l’ancienne rue des Étuves. La multiplication des donations pieuses permet de construire cinq chapelles latérales. La chapelle Notre-Dame de Pitié, construite hors-oeuvre le long de l’abside fera l’objet de pèlerinages avant sa destruction au XVIIIe siècle.
De vifs débats animent l’ordre monastique au moment des guerres de Religion. Jean Chastelain et Augustin Le Morlorat tentent d’y introduire la réforme luthérienne. Au XVIIe siècle, l’ordre se réforme et connaît un nouvel essor. C’est de cette époque que date la chapelle Saint Jean-Baptiste, remarquable par sa voûte ornée de caissons peints aux armes de ses commanditaires. En 1640 est bâtie la chapelle Notre-Dame de Lorette dans laquelle un dôme à oculus laisse abondamment pénétrer la lumière.

Rue Jean-Jacques Rousseau 55000 BAR LE DUC
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LA PLACE REGGIO

XVIIIe siècle-
Créée tardivement à la fin du XVIIIe siècle, la place Reggio joue un rôle pivot au coeur de la Ville basse. Située à l’intersection de deux quartiers anciens, elle ouvre d’un côté sur la Neuve-ville et ses rues alignées, de l’autre sur le quartier du Bourg et la façade monumentale de la préfecture. Par son nom et la statue qu’elle présente, elle honore un enfant du pays qui s’illustra au cours des campagnes napoléoniennes : le maréchal Oudinot, duc de Reggio.
À cet emplacement, se trouvaient au Moyen Âge des jardins, l’enceinte et le fossé démarquant la limite du « Burgum Barri ». La création d’un nouveau quartier au XIVe siècle met le site au coeur de la nouvelle agglomération voulue par le duc Robert le Magnifique. À partir du XVIIe siècle, le terrain est couvert de bâtiments constituant le couvent des Dames de la Congrégation de Notre-Dame. À la Révolution, la vente de ce bien national permet à la municipalité de créer l’Hôtel-de-Ville et la place qui manquaient pour structurer la Ville basse. La maison commune s’installe dans une partie de l’ancien couvent avant son transfert et sa démolition en 1868. C’est au début du XXe siècle que la préfecture demande à l’architecte Royer d’édifier une façade digne de sa vocation et de la place qu’elle ferme. Les terrains situés sur les deux grands côtés sont divisés en lots, mis en vente pour la construction d’habitations qui doivent toutes être édifiées sur un modèle et une hauteur uniforme.
En 1857, la place prend sa dénomination actuelle en souvenir du titre porté par Nicolas-Charles Oudinot depuis la bataille de Wagram en 1809. Ce dernier est ici honoré grâce à la statue élevée par souscription publique en 1850, trois ans après son décès. Réalisé par le sculpteur Jean-Baptiste Debay, ce portrait en pied du maréchal était à l’origine installé au centre, sur un piédestal en marbre orné aux angles de quatre génies et, sur ses faces, de quatre bas-reliefs en bronze retraçant les hauts faits de sa carrière militaire. Après la chute de l’Empire, le ralliement rapide de Oudinot au nouveau régime lui permet de conserver des fonctions d’honneur dans les administrations parisiennes. Fidèle à sa ville natale, il s’attache alors à défendre les intérêts des Barisiens, notamment lors de l’élaboration des grands chantiers nationaux (chemin de fer, canal) ou locaux.

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LE CAFÉ DES OISEAUX

Établie vers 1786-1787 rue de la Neuveville à l’endroit où se réunissaient jadis les troupes de passage, la salle de spectacle acquiert toute sa renommée quand lui est annexé le Café des oiseaux, créé par le naturaliste Louis Poirson. Son immense collection d’animaux naturalisés lui valu d’être décrit par l’académicien Jean Mistler, dans son ouvrage Gare de l’Est, comme étant « sans
doute la salle de café la plus extraordinaire d’Europe ».
Une remise à proximité du quartier d’Entre-Deux-Ponts, où les troupes théâtrales avaient coutume
de se produire, fut transformée en une véritable salle de spectacle dans les années 1780.
Devant la nécessité de la remanier à plusieurs reprises, en particulier pour répondre aux problèmes
de sécurité, la Ville de Bar-le-Duc fut régulièrement mise à contribution. La salle finit par prendre le
titre de « Théâtre municipal » en 1889 avant de redevenir privée après 1914. En 1896 s’y tient la
première séance de cinématographe donnée dans la ville.
Les travaux les plus conséquents furent engagés vers 1850 par Louis Poirson, qui convertit la façade
en vestibule ouvert sur la rue et qui créa surtout un couloir à droite du théâtre conduisant au Café
des oiseaux ouvert en 1838. C’est ici qu’était réunie sa collection de quadrupèdes, oiseaux, insectes,
coquillages et minéraux, disposée dans des étagères vitrées autour de la salle. Quelques objets
tout aussi curieux complétaient la décoration (billard du Maréchal Oudinot, palmier en bois peint à
feuillage de bronze, fontaine…).
La façade ornée des sculptures de Caveneget respecte le style choisi pour les théâtres à cette époque.
Inspirée de l’architecture classique, elle met en oeuvre des colonnes cannelées d’ordres ionique et corinthien,
une frise à triglyphes et des frontons triangulaires. Au rez-de-chaussée, une galerie ouvre
sur la rue par des arcades. À l’origine, une allusion était faite au théâtre dans la partie supérieure du
bâtiment, avec les sculptures de la Comédie et de la Tragédie encadrant le blason de Bar-le-Duc et
quatre bustes d’auteurs disposés sur la balustrade du toit terrasse.
L’incroyable collection de Poirson, constituée de plus de cinquante mille pièces, fut dispersée après
la Seconde Guerre Mondiale. La fontaine qui trôna au centre du café pendant plus d’un siècle fut
retrouvée en 1993. Elle est installée depuis lors sur l’esplanade du château en Ville haute.

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LE BOULEVARD DE LA ROCHELLE

Principale artère commerçante de la ville, le boulevard de la Rochelle n’était à l’origine qu’un chemin de terre reliant le faubourg d’Entre-Deux-Ponts et le Grand Pont-Neuf.Le développement du commerce en Ville basse à partir de la fin du XVIIIe siècle nécessite la réorganisation des flux sur cet axe situé à l’extérieur des anciens remparts médiévaux.
Le boulevard de la Rochelle doit son nom à la propriété construite vers 1580 à cet emplacement par Jean Vincent, président de la chambre des comptes du Barrois, anobli par le duc Charles III. Son allure fortifiée faisait penser à une « Rochelle », mot ancien pour désigner un château fort. De nombreuses maisons se construisent ensuite de part et d’autre de cette rue donnant naissance au boulevard actuel. A la demande du duc Léopold, la chaussée est mise en état à partir de 1724. Plantée d’arbres au début du XIXe siècle, elle devient un lieu de promenade pour les habitants. La façade de l’église Saint-Jean qui ferme la perspective fut construite en 1939.
En 1618, la fille de Jean Vincent, propriétaire de la « Rochelle », fait don de son domaine à l’ordre des Minimes dont la vocation est la prédication et l’enseignement. Après la Révolution, le couvent est détruit et remplacé par des abattoirs sur les bords de l’Ornain et un marché couvert, à son tour détruit en 1972. La toponymie et une façade sur le boulevard conservent la mémoire des lieux.
Avec le développement de l’activité commerçante, les rez-de-chaussée des maisons sont transformés en magasins et de nouvelles constructions sont réalisées. Plusieurs établissements bancaires édifient des bâtiments devant inspirer la confiance des clients. À l’exemple de la banque construite par Paul Varin-Bernier en 1910, ces édifices présentent un décor néoclassique opulent. Construit en 1926 selon les mêmes principes, l’hôtel principal des postes fit l’objet de critiques sévères. Avec les vitraux de Gruber qu’il renferme, il constitue néanmoins aujourd’hui un témoignage important de la présence du style Art Déco à Bar-le-Duc.

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LA PLACE EXELMANS

Aménagée sur l’ancienne place de l’Abattoir, la place prend le nom de Remy-Joseph-Isidore Exelmans en 1874. Rebaptisée place Thiers entre 1878 et 1901, elle reprend son nom après la mise en place de la statue d’Émile Peynot rendant hommage au maréchal natif de la rue Bar-la-Ville toute proche.
Dans la lignée des restructurations urbaines engagées par le baron Haussmann à Paris, une place de forme régulière, flanquée sur un côté d’immeubles collectifs, est aménagée en 1858 sur la rive droite de l’Ornain. L’abattoir aux porcs, qui occupait cet espace auparavant, est alors transféré rue du Port puis chemin de Popey. La Caisse d’Épargne s’installe dans un nouveau bâtiment en 1907 sur le côté Est de la place. Il est l’oeuvre de Charles Royer, également auteur de la façade de la préfecture, et s’inscrit dans le courant
historiciste de la fin du XIXe siècle. À l’image de la façade de la préfecture donnant place Reggio, les hauts toits d’ardoise aux cheminées monumentales et percés de lucarnes, les frontons et les fenêtres à meneaux caractérisent le style néo-Renaissance. De chaque côté, deux inscriptions rappellent l’importance donnée par l’institution à l’épargne et au travail. Le sous-équipement sanitaire des particuliers, lié à un souci d’hygiène croissant, entraîne la construction de bains-douches privés et publics. Charles Royer construit ainsi un établissement privé quai Sadi-Carnot (actuelle Chambre de Métiers) en 1888, tandis que la Caisse d’Épargne achète deux maisons place Exelmans pour y ériger une deuxième centre hydrothérapique en 1914, oeuvre d’Edmond Royer. Il rencontre un grand succès, rendant nécessaire son extension en 1933. En 1945, il ferme et est transformé en accueil des jeunes puis en centre médico-psychologique. Située à l’origine au centre de la place, la statue réalisée en 1898 par Émile Peynot, secondé par son élève Léon Roussel, rend hommage au Maréchal Exelmans (1775-1852). Ce dernier est représenté debout, en tenue d’apparat, la main sur la garde de son épée. Les inscriptions gravées
sur le piédestal relatent ses services militaires. La Renommée de bronze qui ornait la partie basse
du socle fut fondue en 1941.

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LA SYNAGOGUE DE BAR LE DUC

Édifiée en 1871-1872 par l’architecte Charles Demoget sur la rive droite de l’Ornain, la synagogue de Bar-le-Duc est représentative du style mauresque qui caractérise les synagogues de la seconde moitié du XIXe siècle, en particulier dans l’Est de a France. La présence d’une communauté juive est attestée
à Bar-le-Duc dès le Haut Moyen Âge. Jusqu’au XIIe siècle, elle jouit d’une relative liberté dans l’exercice
de sa profession, puis l’intolérance et la ghettoïsation éloignent les Juifs de la ville. Ce n’est qu’au début
du XVIIIe siècle que sont à nouveau mentionnées des familles juives installées à Bar-le-Duc.
Jusqu’en 1866, la communauté, moins importante qu’à Verdun où est établi le rabbinat de la Meuse, se réunit dans le local d’une maison particulière. Dans le but de conférer au culte davantage de dignité, un terrain sur le bord de l’Ornain est acquis en 1868 pour y ériger une synagogue, financée grâce aux souscriptions, la Ville de Bar-le-Duc et une aide de l’État.
Comme souvent en Lorraine à la même période, le style « roman orientalisé » est choisi par
l’architecte. À Bar-le-Duc, le décor mauresque se retrouve à la fois à l’extérieur et à l’intérieur
du bâtiment : arcs outrepassés et tympans sculptés de rinceaux et d’entrelacs, décor peint sur les
murs, les vitraux et le plafond en bois. Les symboles israélites (tables de la loi en amortissement
du fronton, remplages des baies en forme d’étoile de David, inscriptions issues de la Genèse)
sont liés à des pilastres corinthiens, écho de l’architecture Renaissance locale.
À la veille de la Seconde Guerre Mondiale, la communauté juive de Bar-le-Duc comptait encore
plus de vingt-cinq familles. La guerre, la déportation et la Shoah (dont le souvenir des victimes
est rappelé par une plaque commémorative à l’intérieur de l’édifice) ont fait que la communauté
est aujourd’hui trop petite pour maintenir une activité cultuelle régulière.

quai Carnot 55000 BAR LE DUC
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L'EGLISE SAINT JEAN

Fermant la perspective du boulevard de la Rochelle, principale artère commerçante de la ville, l’église Saint-Jean subit les conséquences des trois guerres successives et voit sa construction s’étaler sur plus de soixante ans. Ses dimensions imposantes cachent au regard le quartier industriel qui s’est développé au XIXe siècle, autour de l’activité brassicole notamment.
Dès le milieu du XIXe siècle, la paroisse Notre-Dame possède une annexe dans le quartier des brasseries, alors en pleine expansion. L’idée de la transformer en église germe en 1869. L’année suivante, l’étude du projet est confiée à l’architecte départemental Charles Demoget, mais ses esquisses pour un édifice néo-gothique sont controversées. Ce n’est qu’en 1875, alors qu’une quatrième paroisse est créée à Bar-le-Duc sous le vocable de Saint-Jean, que la construction de l’église débute, sous la direction de Ernest Birglin. Entre 1875 et 1880, seuls l’abside et le transept sont érigés, dans un style mêlant le néo-roman et le néo-byzantin. Ces deux styles se rejoignent notamment dans l’emploi d’arcades et de voûtes en plein-cintre et de rosaces aux formes simples. Le chantier est rouvert en 1933 par l’architecte Royer, qui bâtit la nef jusqu’en 1939. L’édifice ne sera finalement terminé qu’après-guerre.

Place Foch 55000 BAR LE DUC
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LA MAISON DAMAIN

Seule demeure de la ville à présenter l’esthétique de l’Art Nouveau où architecture et décor forment un ensemble cohérent et harmonieux, cette maison fut construite par l’architecte barisien Jules Renard pour mettre en valeur l’activité du peintre-décorateur Léon Damain (1872-1947).
Une plaque émaillée au dessus de la porte cochère latérale conserve le souvenir de cet artiste barisien issu d’une famille de peintres. Léon Damain est avant tout décorateur. Entre les XIXe et XXe siècles, son style évolue du néogothique vers l’Art Déco en passant par les lignes souples et fleuries de l’Art nouveau. De sa formation à l’École nationale des arts décoratifs de Paris, il retient le souci d’un décor très couvrant où architecture et ornements forment une œuvre d’art totale. À Bar-le-Duc, la préfecture, les églises Notre-Dame et Saint-Antoine, le château de Marbeaumont où il collabore aussi avec l’architecte Renard conservent encore quelques-uns de ses ensembles.
La maison qu’il fait construire afin d’y installer un magasin et un lieu d’exposition se doit donc de montrer cette symbiose entre les arts. Non sans ostentation, elle est conçue autour d’un pavillon d’angle qui reprend les matériaux de l’architecture classique : pierre de Savonnières, tuiles plates en écaille. La superposition des baies autour d’un bandeau central et le recours à des chainages d’angle en pierre de taille sont également des références à l’art classique.
Néanmoins, ce bâtiment s’en distingue par les formes souples et arrondies utilisées tant dans la taille de pierre que les matériaux du second œuvre. Les larges baies vitrées du second étage et du bow-window sur la cour marquent le souci de concilier la recherche de confort et celle d’une esthétique nouvelle. Les lignes « en coup de fouet » où courbes et doubles courbes s’enlacent et s’opposent sont notamment visibles sur le garde-corps du balcon, les impostes des fenêtres ou encore le mur de la cour et les lucarnes du toit. Le recours à une iconographie végétale (fleurs de tournesol) trahit également la forte influence de l’École de Nancy. Du décor intérieur d’origine ne subsistent que quelques éléments épars (cage d’escalier, cheminée, vitraux), la maison ayant été réquisitionnée et occupée pendant la Seconde Guerre Mondiale.

55000 BAR LE DUC
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LA GARE

Le premier train fait son entrée dans Bar-le-Duc le 29 mai 1851 au moment de la création d’une ligne reliant Paris à Strasbourg. Située à mi-parcours, la ville bénéficie du développement de l’activité économique qui lui est liée. À proximité du canal de la Marne au Rhin inauguré la même année, la gare joue un rôle central dans le développement urbain de la cité au XIXe siècle.
Voulue par l’État en 1841, la ligne Paris-Strasbourg est construite par tranches successives. La partie comprise entre Vitry-le-François et Nancy fait l’objet de nombreuses tractations, toutes les villes souhaitant pouvoir être reliées à ce nouveau mode de transport. Mais le rôle actif des édiles barisiens (le Maréchal Oudinot et le député J.L. Gillon en tête) concrétise le passage du réseau ferré par le chef-lieu du département de la Meuse. La Compagnie du Chemin de Fer de l’Est est chargée d’exploiter ce réseau jusqu’en 1938, date de création de la Société Nationale des Chemins de Fer.
Le bâtiment actuel n’est achevé qu’en 1853. Conçu par l’architecte Edmond Brazier, il est à l’image de ceux qui jalonnent l’ensemble de la ligne : larges ouvertures en plein cintre au rez de-chaussée, fronton orné d’une horloge, sobriété des ornements. Les deux petites ailes en retour construites ultérieurement par la compagnie permettent de doubler la surface du vestibule. La marquise, plus haute que le bâtiment, a été édifiée ultérieurement au-dessus des voies. Elle permet un meilleur accueil des voyageurs et de nombreux commerçants ambulants ou sédentaires y proposent alors journaux, nécessaires de toilette ou encore produits locaux (confitures de groseilles, madeleines).
Créée dans la perspective de la rue qui porte désormais son nom, la gare de Bar-le-Duc devient un point de convergence dans le tissu urbain. Peu après sa construction à l’emplacement d’un ancien bras du canal de la Marne au Rhin, un réseau de rues est organisé en étoile autour d’une place. Le parvis est entouré de grilles métalliques aujourd’hui disparues devant lesquelles est inauguré en 1900 le monument commémoratif de la guerre de 1870. Celui érigé à la gloire du Président Raymond Poincaré le remplace depuis 1950. Le quartier s’anime de nouveaux commerces. La gare marchandise connaît son apogée au milieu du XXe siècle lorsqu’elle devient la première plateforme française de l’industrie fromagère.

place de la république 55000 BAR LE DUC
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LE LYCÉE RAYMOND POINCARÉ

1856 - 1857
Construit pour succéder au collège Gilles de Trèves, fondé au XVIe siècle et devenu trop exigu, le « lycée impérial » est inauguré le 26 octobre 1857. Disposés autour d’une cour fermée, les bâtiments peuvent alors accueillir trois cents élèves, des petites classes à la terminale. Agrandi à plusieurs reprises, il regroupe aujourd’hui un lycée et un collège.
Dès le début du XIXe siècle, les élèves sont trop à l’étroit dans les bâtiments du prestigieux collège Gilles de Trèves. Par décret, Napoléon III érige le collège en lycée en 1854 et la construction de nouveaux bâtiments est décidée. Le chantier est confié à l’architecte départemental Charles Démoget qui donne à l’établissement une architecture très classique, sur un plan quadrangulaire. Dans l’axe du porche, surmonté d’un fronton triangulaire et flanqué de colonnes d’ordre corinthien, se trouve l’ancienne chapelle du lycée. À partir des années 1950, l’accroissement des effectifs rend nécessaire la construction de nouveaux bâtiments : internat,
salles de cours, gymnase et terrains de sport constituent aujourd’hui la cité scolaire Raymond
Poincaré. Au cours de chaque guerre entre la France et l’Allemagne, le lycée joua un rôle primordial. En
1870 comme pendant la Première Guerre Mondiale, le lycée fut occupé par un hôpital militaire.
En 1914, l’établissement fut également le siège de l’État-major, tout en continuant à accueillir
des élèves. Sous le porche, une plaque honore tous les élèves morts pour la France, notamment
au cours de la Grande Guerre. Depuis sa création, le lycée de Bar-le-Duc a accueilli de nombreux élèves devenus ensuite célèbres, dont l’académicien Louis Bertrand, le graveur Paul Lemagny ou le président Raymond Poincaré,dont le lycée prend le nom un an après son décès, en 1935.

1 place Paul Lemagny 55000 BAR LE DUC
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LE BOULEVARD RAYMOND POINCARÉ

Situé à l’extérieur de la ville ancienne, le boulevard Poincaré fut aménagé aux XVIIIe et XIXe siècles dans un quartier dévolu jusqu’alors à l’artisanat. Fondations religieuses, hôtels particuliers et édifices publics s’installent dans ce faubourg, faisant de cette artère une des rues les plus convoitées par les élites de la ville.
Au Moyen Âge, entre le canal des Usines et les rives de l’Ornain, les artisans de la rue des Foulans étendaient sur des perches appelées rames ou « clouyères » les pièces de draps afin de leur en donner toute leur longueur. Prenant le nom de ces instruments, cet axe d’entrée dans la ville se développe au XVIIIe siècle après le démantèlement des fortifications. Il devient une large avenue bordée de tilleuls.
De riches particuliers y implantent alors leur demeure à l’instar de la famille Désandrouins qui fait bâtir un hôtel à rez-de-chaussée unique, surmonté d’un toit aigu et d’un fronton triangulaire en son centre. Il est précédé d’une petite cour en hémicycle donnant sur la rue et prolongé d’un vaste jardin à la française orné de statues, orangers et citronniers autour de bassins circulaires. Devenu la demeure du préfet en 1806, il est revendu en 1822 à Nicole Oudinot qui, avec le comte de Lorencez son mari, y établit sa résidence. Vendu à une institution religieuse d’éducation en 1856, il devient le siège d’une imprimerie de 1870 à 2008.
En 1858, cette voie d’accès dans la ville est rebaptisé « rue de la Banque » afin de perpétuer le souvenir de l’implantation d’une succursale de la Banque de France dans l’hôtel bâti en 1847 par le maire de Bar-le-Duc Louis Saincère. Devenue boulevard en 1904, c’est en 1931 qu’elle prend le nom de l’homme politique né à Bar-le-Duc, Raymond Poincaré. Du XIXe siècle datent plusieurs maisons de maître comme la résidence natale de André Theuriet (n°7), la maison de l’industriel Knoderer (n°60) ou encore, à l’extrémité du boulevard, la résidence et le parc du Général Comte Jean-Baptiste Broussier, compagnon d’armes du Maréchal Oudinot, mort en 1814 (n°77)

Boulevard Poincaré 55000 BAR LE DUC
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LES CIMETIÈRES DE LA VILLE

Installés depuis 1850 le long du chemin de Popey, le cimetière civil et son voisin militaire sont le reflet de l’histoire de la ville. Les tombes qu’ils conservent gardent en mémoire le passé des habitants. Certaines d’entre elles, du fait de leur forte valeur artistique, sont protégées au titre des Monuments Historiques.
A Caturiges, comme partout dans l’Empire romain, les morts étaient ensevelis à l’extérieur du bourg, le long des routes. Au Moyen Âge, c’est à proximité de la seule église paroissiale de la ville – Notre-Dame – qu’est créé le « grand cimetière ». Seules les communautés religieuses et la famille ducale n’y sont pas enterrées. Une chapelle des morts est fondée en 1649 afin de recueillir les ossements, libérer de la place et éviter les épidémies. Néanmoins, par manque de place et par souci d’hygiène, le cimetière est désaffecté en 1813 et déplacé plus à
l’Est au lieu-dit « Les Chènevières ». Dans l’ancien enclos ne reste que la chapelle de la famille Oudinot, construite en 1810. Mais dès 1849, les travaux liés à l’arrivée du chemin de fer dans la cité obligent les édiles à envisager un nouveau déplacement du cimetière.
En 1850 est donc créé l’actuel cimetière Sainte-Marguerite dont le portail d’entrée est orné de symboles funéraires (sabliers). En 1857, la veuve du Maréchal Oudinot fait déplacer le caveau familial dans le nouveau cimetière. Les tombes présentent un large éventail de la sculpture funéraire des XIXe et XXe siècles. De la chapelle néogothique ornée de vitraux au monument romantique où le recours à l’allégorie met en exergue les valeurs du défunt, ces sépultures évoquent une période florissante de l’histoire de la cité barisienne. Signées Caveneget ou Auguste François, elles sont l’occasion de commandes à des artistes reconnus dans le département.
Dès les premiers mois de 1915, la proximité du front de l’Est et la présence de six hôpitaux militaires
dans la ville nécessitent la création d’un cimetière militaire spécifique. Celui-ci est accolé au cimetière civil et accueillera jusqu’à cinq mille soldats. Les croix blanches ornées d’une plaque métallique identifiant le défunt s’organisent autour d’un monument commémoratif inauguré en 1927 par Raymond Poincaré, alors président du Conseil. Quelques sépultures aux formes différentes évoquent les soldats appartenant à d’autres religions. Existe également à Bar-le-Duc un cimetière juif créé en 1832 non loin de l’actuelle rue de Maestricht.

avenue du 8 mai 1945 55000 BAR LE DUC
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CHATEAU DE MARBEAUMONT

Témoin de l’architecture de la Belle Époque, qui puise son inspiration dans les styles anciens, le château de Marbeaumont reflète la réussite sociale et économique de son propriétaire, le banquier Paul Varin-Bernier.
Pourtant, sous cet éclectisme se dissimulent des techniques de construction et des matériaux très novateurs au début du XXe siècle.Propriétaire de la banque installée depuis 1812 boulevard de la Rochelle, Paul Varin-Bernier
commande en 1903 à l’architecte Jules Renard une demeure située en périphérie de la ville, à l’emplacement d’une villa construite pour son père, Gabriel Varin-Bernier, en 1866. Le luxe et la richesse sont parfaitement exprimés à travers le style historiciste choisi par l’architecte : se mêlent ainsi l’architecture en brique et pierre de l’époque Louis XIII, les hauts toits à la française de la Renaissance, des motifs décoratifs évoquant les rois de France, et l’architecture de métal et de verre ornée de motifs floraux de l’Art nouveau.
Si la pierre d’Euville, la brique, l’ardoise et le zinc donnent une apparence traditionnelle au château,
les techniques de construction mises en oeuvre sont extrêmement modernes pour l’époque.
Ainsi, les dalles du sous-sol et du rez-de-chaussée sont en ciment armé, et la charpente, entièrement
métallique, a été réalisée selon le procédé Eiffel par l’entreprise barisienne Dyckoff. Les Varin-Bernier disposaient également de tout le confort alors exigé par la haute bourgeoisie : ascenseur,
téléphone, chauffage, eau froide et chaude et surtout électricité à tous les étages.
La conception du parc à l’anglaise fut confiée à Philippe et Arbeaumont, paysagistes de Vitry-le-François, vers 1866-1869. Ses nombreuses allées ménagent des points de vue sur le château,
dont l’aspect ostentatoire trouve un écho dans la richesse des couleurs et des formes des espèces rares présentes dans le parc (fau de Verzy, micocoulier, tulipier, arbre aux quarante écus…). Occupé par l’État-major allemand pendant la Seconde Guerre Mondiale, le château fut vendu à la Ville de Bar-le-Duc en 1946. Il abrite depuis 1996 la Médiathèque Jean-Jeukens, nom du maire à l’origine de cet achat.

74 rue de Saint-Mihiel 55000 BAR LE DUC
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LE QUARTIER DE LA COTE SAINTE-CATHERINE

Bien avant les immeubles du projet de la Côte Sainte-Catherine, des vignes occupaient le coteau depuis le XIIe siècle jusqu’au XIXe siècle. Les premiers bâtiments sont construits dès 1964 et sont une réponse à la crise du logement engendrée par le « baby boom » après la Seconde Guerre Mondiale. Cet ensemble
est soumis à un plan de conception neuve qui favorise un logement égalitaire comme le préconisait
Le Corbusier.
A partir des années cinquante, les grands ensembles connaissent un essor important dû à l’apparition des moyens de transport mécaniques et au besoin urgent de créer des logements décents. Optimiser l’espace de la ville devenant donc primordial pour un développement organisé, le maire Pierre Marizier fait adopter en 1953 un plan d’urbanisme qui comprendra plus tard le projet de la Côte Sainte-Catherine. C’est à l’architecte et urbaniste Lanfranco Virgili, élève de Le Corbusier, que ce dernier est confié. D’importants travaux de terrassement sont effectués pour viabiliser le terrain. Les couleurs favorisent l’horizontalité, ce qui, combiné à la faible hauteur des constructions, permet d’intégrer l’architecture à la nature. Les espaces sont organisés de façon compartimentée selon la fonction, comme par exemple la hiérarchisation du réseau de circulation suivant la fréquentation. Dans les logements, les pièces de vie sont orientées vers le Sud de manière à privilégier l’ensoleillement. La construction en petites unités est donc nécessaire pour répondre à ces besoins qui visent à améliorer le confort et le quotidien. Autour des bâtiments, des espaces verts (aussi appelés espaces de loisirs) sont établis en proportion importante : 15 m² par habitant en 1975. De nombreuses infrastructures sont comprises dans le projet, tels le centre commercial, le centre
social, les groupes scolaires, etc. L’emplacement de l’hôpital est également prévu dès l’origine
du programme.

55000 BAR LE DUC
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LE QUARTIER DE LA LIBÉRATION

Situé à l’extérieur de la ville ancienne, le quartier est urbanisé à l’issu de la Seconde Guerre Mondiale. Son nom fait référence à l’entrée des troupes américaines dans Bar-le-Duc par cet axe le 31 août 1944. Une borne située le long de l’avenue commémore cet événement. Àl’écart du coeur historique de la ville, la zone de confluence du canal des Usines et de l’Ornain est occupée dès le Moyen Âge par des activités artisanales. Au XIIIe siècle, le comte Henri II fait installer un moulin, à l’actuelle intersection des rues Poincaré et des Foulans. En 1581 est installée en aval, après accord des ducs de Bar et de Lorraine, une « esmouerie »,
lieu de fabrication d’épées, sabres et objets en fer ou acier servant à l’armement. Des couteliers,
des taillandiers et des tanneurs viennent ensuite rejoindre ce premier établissement. Au XVIIIe
siècle, la Ville accorde le droit d’y installer une poudrerie qui fonctionnera une cinquantaine
d’années. En 1830, une forge pour affiner la fonte de fer fonctionnera peu de temps. Ces activités
qui pouvaient occasionner des nuisances voire comporter des risques (explosions) pour la
population sont sciemment mises en place loin du bourg.
En bordure de la rue des Clouyères (actuel boulevard Raymond Poincaré) et au début de l’ancienne
route de Châlons, le général Broussier, originaire de Ville-sur-Saulx, fait construire une maison
de maître au coeur d’une vaste propriété, sur le modèle de ce que fera le Maréchal Oudinot rue
Lapique. Dénommé ensuite « château Nicolas » en raison de son propriétaire Roussel, maître de
forge, il sera plus tard vendu et loti. On y construit notamment l’internat du lycée Poincaré.
À l’issu du second conflit mondial, Bar-le-Duc connaît des problèmes de logement liés à une forte
pression démographique, des habitations anciennes et vétustes et une industrialisation importante.
On décide donc de construire un quartier neuf composé d’un ensemble d’immeubles et de
maisons individuelles. Au coeur de ce nouveau quartier où les espaces verts occupent une large
place, se trouve l’église Notre-Dame de Lourdes, ardemment défendue par le chanoine Monflier
(1896-1966), alors archiprêtre de Bar-le-Duc. Construite sur un plan centré, elle est aujourd’hui
désacralisée. Une passerelle piétonne au-dessus de l’Ornain permet de rejoindre le quartier des
« Castors », construit de façon homogène peu avant celui de la Libération.

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7, rue Jeanne d'Arc
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